M. Chapeau et Mlle Coquelicot, c'est fini. Le blog, évidemment, mais surtout et d'abord le couple. Le couperet est tombé d'un coup, sans prévenir : Mlle Coquelicot n'aime plus M. Chapeau. Il est donc prié de retourner chez ses parents, en laissant tout sa vie derrière lui, à l'exception de ce qui tiendra dans une valise.
Ses enfants ne tiendront jamais dans une valise.
Son amour pour Mlle Coquelicot non plus.
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samedi 13 juin 2009
samedi 16 mai 2009
Dépêche du front
Trois semaines depuis le dernier billet ... On pourrait croire qu'il ne s'est rien passé dans notre vie libertine ces derniers temps. Et c'est tout à fait exact.Nous avançons lentement et à petit pas dans notre découverte de cet univers. On pourrait dire : prudemment. (D'ailleurs, malgré nos deux soirées et les presque six mois écoulés, je nous considère encore comme des débutants.) Prudemment donc, mais avec beaucoup de plaisir. Et de complicité.
Aujourd'hui, puisque l'envie de batifoler loin des sentiers balisés nous titille à nouveau, nous avons lancé une invitation et répondu à une autre.
L'invitation envoyée l'est à M. et Mme Invités. Dans un billet qu'elle voulait écrire après notre soirée passée ensemble, Mlle Coquelicot comptait vous dire pourquoi l'idée de rencontrer à la maison l'enchantait relativement peu. Pour résumer ce qu'elle m'en a dit, notre foyer est voué à la famille et au couple, et elle a peur de ne plus voir du même oeil un lit ou un divan où nous nous serions amusés à quatre.
Cette nouvelle invitation a donc pour cadre un club parisien où nous pourrions nous retrouver tous les quatre. Peut-être le Moon City, dont on nous vante les mérite à tour de bras. Peut-être ailleurs, pour changer du No Comment.
Une telle proposition est beaucoup plus explicite que tous les sous-entendus que nous nous étions glissés jusqu'ici. Nous verrons bien à leur réponse de quel bois ils sont faits. A moins qu'ils ne bottent en touche, évidemment.
Nous avons également répondu positivement à une invitation qui nous a été faite il y a quelque temps par un couple de libertins notoires ... euh, appelons-les M. et Mme Daguerre pour l'instant. Nous en sommes aux premiers contacts, et nous ne savons pas encore quelle forme prendra notre rencontre. En tout cas, nous l'imaginons déjà délicieuse.
Maintenant, il ne reste plus qu'à attendre les réponses. C'était les dépêches du front, à vous les studios !
lundi 27 avril 2009
Et le tarot déshabilleur alors ?
Les Invités reprennent leurs places de l'apéro, tassés dans un coin. Ils parlent entre eux du fait qu'ils sont vraiment fatigués et qu'ils ne resteront pas longtemps. M. Invité se met à parler d'un sujet qui le passionne. Et il en parle encore, et encore. Et encore. Un peu plus d'une heure plus tard, nous leur souhaitons bon retour sur le pas de la porte.Qu'est-ce qui s'est passé ?
Ou plutôt : qu'est-ce qui ne s'est pas passé ?
En ce qui me concerne, pour commencer je n'ai osé aborder le sujet du libertinage pendant le repas. Je ne sais pas si c'était une erreur ou pas. Je ne l'ai pas senti, le bon moment n'est pas venu. Ensuite, au café, je n'ai pas mis en oeuvre mes techniques prévues de sensualisation de l'atmosphère. Là encore, ça m'aurait paru déplacé vu l'ambiance un peu tendue. Donc, pas de bougies, pas de caresses sur Mlle Coquelicot et encore moins de rapprochement. J'ai tout de même donné un baiser passionné à ma tendre, mais c'était plus par envie amoureuse que pour lancer quoi que ce soit.
Pourtant, juste après ce baiser, Mlle Coquelicot a senti chez nos invités un dialogue muet, M. tournant un regard interrogatif vers Mme. Si je l'avais vu moi-aussi, peut-être aurai-je poursuivi mon baiser selon mon plan initial. Mais je ne sais pas si cela aurait suffit à provoquer l'étincelle qui aurait mis le feu à la soirée. De toute façon, j'étais déjà ailleurs : sachant qu'il ne se passerait rien entre nous, je n'attendais plus que leur départ pour sauter sur Mlle Coquelicot.
Donc, contrairement à tous les signaux et sous-entendus que nous avions reçu et envoyé avant cette soirée, elle s'est terminée très sagement, sans que nous soyons plus fixés sur leurs intentions qu'auparavant. Ou presque.
Voyons les possibilités.
- Nous nous sommes totalement trompés à leur sujet, et ils ne sont pas du tout libertins.
- Nous ne nous sommes pas trompés, mais pour une raison ou une autre (fatigue, manque d'affinité), ils n'ont pas eu envie de conclure.
- Nous ne nous sommes pas trompés, mais ils préfèrent ne pas brusquer les choses, prendre simplement contact pour la première fois avant de passer aux choses (pas) sérieuses.
- Nous nous sommes à moitié trompés, et ils ne sont pas libertins pratiquants, mais nous les intéressons tout de même.
Avec une (petite) nuit de sommeil, la dernière hypothèse a ma préférence. Je dirais même que Mme Invitée est plus réticente que M., mais c'est peut-être juste qu'elle était plus fatiguée.
En tout cas, le jeu continue. La prochaine fois (si prochaine fois il y a, ce que M. Invité a souhaité explicitement), il faudrait que nous adaptions nos signaux et nos attentes à des grands débutants plutôt qu'à des vétérans, que nous soyons plus directs dans nos signaux et moins demandeurs des leurs.
Cela dit, nous sommes nous-mêmes tout juste débutants. Je ne sais pas si nous avons les reins assez solides pour initier un autre couple. Serons-nous assez à l'aise pour les mettre à l'aise ? Et surtout, il faut nous assurer qu'ils ont tous les deux envie de cette expérience. Nous ne voudrions pas les brusquer et par mégarde semer la zizanie dans leur couple.
Les choses sont quand même plus simples au No Comment...
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vendredi 24 avril 2009
Un dîner vertical
Etrange première impression que d'accueillir chez nous des amis avec des intentions crapuleuses à l'esprit. J'ouvre la porte vitrée à Mme Invitée ; nos regards se croisent et nous les détournons avec embarras. Un soupçon de gêne ou de timidité peut-être ?D'un point de vue strictement vestimentaire, nous ne sommes pas vraiment en phase. J'ai sorti une cravate, une chemise nu peu recherchée. Mlle Coquelicot est en jupe (comme à son habitude depuis l'année dernière) et a ses plus beaux bas. Mme Invitée est donc en jean et converse, son homme en jean également, avec un espèce de croisement étrange entre un pull et un marcel. Hum...
Là, je me suis dit que nous avions une vision différente du libertinage.
Nous entrons dans le salon pour l'apéro. Mme Invitée s'assied entre l'accoudoir du canapé et son mari, les bras croisés sur la poitrine. Ils ne font aucun geste vers nous, ils ne cherchent ni ne soutiennent nos regards. Comme des amis normaux quoi.
Là, je me suis dit que briser la glace sera plus difficile que prévu.
Nous nous transvasons dans la salle à manger. Le repas se passe bien, très bien même, mais les discussions restent définitivement verticales. Quelques perches tendues ne sont pas prises. Au fil de la discussion, nous comprenons que l'annonce que nous leur prêtions n'est pas d'eux : ils n'étaient pas encore ensemble quand elle a été rédigée. La discussion en vient au lieu où nous nous sommes rencontrés et où a été faite la boutade à l'origine de tout. La discussion repart vers d'autres lieux avant que je n'ai le temps d'évoquer cette boutade et d'approfondir son sens. Dommage, mais je doute de ma capacité à le faire de toute façon. L'ambiance n'y est pas.
Là, je me suis dit que s'ils comptent nous culbuter, ils cachent sacrément bien leur jeu.
Il est déjà minuit et nous repassons au salon pour le café.
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jeudi 23 avril 2009
La symbolique de la jupe
La jupe est un pilier du libertinage. Obligatoire (ou fortement conseillée) dans les clubs, remplacée par un ersatz -le paréo- en sauna, elle est omniprésente. Ce n'est pas seulement le signe d'une vision désuète de la femme ou d'une pression pour renforcer le diphormisme sexuel dans ces lieux de perdition à l'éclairage défaillant.Non, la jupe est surtout un symbole, un indicateur de libertinage. Lorsqu'une femme porte une jupe (dans ce contexte), c'est aussi une façon de libérer son sexe. Combinée à des bas, voire à une absence de sous-vêtements, la jupe est une barrière de moins à franchir, et plus encore, c'est une barrière dont l'absence est visible et constatable par tous. Un symbole donc.
Inversement, le pantalon sert à cacher, mais aussi à emprisonner, à protéger. Une femme qui entre en pantalon dans un club le fait à reculons, peut-être plus pour voir que pour participer. Du moins, c'est l'image qu'elle donne, ce qui explique qu'elle risque de trouver porte close.
Evidemment, ce n'est qu'une symbolique. On peut parfaitement être une simple touriste tout en portant une jupe fendue comme une bûche de Noël, ou au contraire être chaude comme un moteur à explosion tout en portant un pantalon même pas trop petit de deux tailles.
Toutefois, lorsque j'ai vu Mme Invitée arriver en jean et en converse, je me suis dit que la soirée n'allait peut-être pas prendre le tour que nous avions imaginé.
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mardi 21 avril 2009
Tirer des plans sur la soirée
Laume nous demande comment nous envisageons notre première rencontre libertine à la maison, qui aura lieu bientôt. Il faut dire que même Mlle Coquelicot s'interroge sur la question. Et bien, voilà comment je vois les choses.Tout d'abord, nous sommes à peu près certains que nos invités sont libertins. Vous vous en souvenez peut-être, nos doutes à leur propos ont commencé avec une boutade, qui consistait à inviter Mlle Coquelicot dans leur lit. C'est en leur reparlant plus tard de cette invitation que j'ai lancé l'idée d'organiser une soirée ensemble. Ils ont répondu positivement avec moult smileys de connivence. Pour le choix de la date, nous nous sommes mis d'accord qu'il serait mieux que nos enfants ne soient pas là, au cas où nous déciderions de jouer ensemble au tarot déshabilleur...
Bref, c'est assez clair. Il se trouve aussi que je suis tombé par hasard sur une annonce sur un site échangiste qui leur correspond étrangement. (Note pour plus tard : ne pas mentionner nos professions si un jour j'écris une annonce libertine.) Si c'est bien eux, nous apprenons à l'occasion que Mme Invitée est "timide mais délurée". Joli programme !
Donc, même si l'annonce n'est pas la leur, je n'ai pas de doute sur la coquinerie de leurs intentions. Ce qui ne nous dit pas s'ils sont mélangistes, échangistes, séparatistes, côtacotistes ou jenesaisquoitistes, ou quelles peuvent être leurs limites. Cela, nous le verrons sur place.
Maintenant, comment vois-je la soirée ? Pour commencer, j'imagine un repas bêtement vertical. Nous ne manquerons sûrement pas de sujets de conversations classiques sur nos enfants, nos travails respectifs. Au dessert, je m'imagine bien leur demander directement depuis combien de temps ils sont libertins. S'ils le sont (et j'en suis sûr à 98%), nous pourrons alors comparer nos expériences et enchaîner sur leurs limites (dans les grandes lignes, je n'ai pas non plus envie de faire une checklist de 3 pages en corps 8). S'ils ne le sont pas... eh bien, nous saurons de quoi parler pour le reste du repas !
Ensuite, nous irons prendre le café dans le salon, que j'aurais à l'avance débarrassé de toute trace familiale ou inopportune. J'allumerai peut-être un feu dans la cheminée, sinon des bougies. J'embrasserai passionnément Mlle Coquelicot, je passerai la main sur son corps, sur ses jambes. Si notre invitée est bi, je laisserai ensuite les dames entamer les échanges par de douces caresses. Sinon, je tendrai la main ou la bouche vers cette nouvelle partenaire. Et ...
Hum. Pour la suite, il est très certainement contre-productif de faire des plans à l'avance... même si je ne peux empêcher certaines images de me venir à l'esprit !
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lundi 20 avril 2009
Une nouvelle étape
Tout est allé très vite depuis que nous nous sommes décidés à franchir le pas du libertinage.Monsieur Chapeau était aussi tenté par une expérience hors-club. Je ne voyais pas ça vraiment possible: qui ? Quelqu'un qu'on connaît déjà, heu non, je ne crois pas; quelqu'un qu'on ne connaît pas, heu non, je ne le sens pas (oui, je suis pénible, mais j'ai des qualités aussi, faut pas croire).
Et puis, comme bien souvent dans ma vie, une occasion s'est présentée. Doucement, tranquillement, et même agréablement. Un couple d'amis retrouvés, avec qui nous avons des affinités (intellectuelles, là, ...) s'avère très probablement libertin.
Nous allons les recevoir. Bien bien bien. Chouette et gasp, aussi.
Chouette parce que c'est vraiment une belle occasion. Ils sont sympas, ont notre âge, nous plaisent. Nous ne les connaissons ni trop, ni trop peu. Nous avons discuté électroniquement ; il est clair qu'ils ne viennent pas que pour dîner. Enfin je crois.
Gasp sur le plan pratique: comment mène-t-on ce genre de soirée? Ah, je vous entends déjà me répondre "laissez faire, tout cela va venir naturellement". Oui, d'accord, mais en fait non. J'aimerais un peu plus de points de repère, moi. Nous allons dîner, bien. Devons-nous parler de nos libertinages respectifs? Etre précis sur ce que nous aimerions et pouvons faire? Et après le dîner, on fait comment? "Alors heu si on allait s'envoyer en l'air tous les quatre, ça vous dit?".
Gasp, je vous dis.
Cela dit, j'en ai envie. Je suis heureuse de cette occasion, même. Mais voilà, c'est nouveau, et particulier, tout de même...
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dimanche 19 avril 2009
Aujourd'hui
En quelques mois, mais après des années de réflexion et de discussion, nous sommes devenus libertins. J'aime bien, ce mot, libertin. Wikipedia en dit : "dans sa version d’origine, le libertin est celui qui remet en cause les dogmes établis, c’est un libre penseur (ou libertin d’esprit) dans la mesure où il est affranchi, en particulier, de la métaphysique et de l’éthique religieuse ; le sens qui prévaut de nos jours se réfère au libertin de mœurs, c’est-à-dire celui qui s’adonne aux plaisirs charnels avec une liberté qui dépasse les limites de la morale conventionnelle et de la sensualité bourgeoise normale, mais aussi, avec un certain raffinement cultivé.". Bon, je sais bien que Wikipedia ne dit pas que des choses vraies. Mais dans cette définition, plusieurs aspects me plaisent.D'abord, je ne crois pas être libre-penseur, dans la mesure où la pression de la société, des autres, des conventions m'a toujours beaucoup pesé. Pourtant, j'aurais aimé. Bien sûr, j'ai mes opinions, mes ressentis et mes pulsions, mais je les faisais passer après le filtre du comme-il-faut. C'est en voie de changer, en bien, notamment grâce à nos expériences récentes.
Ensuite, et c'est une conséquence, "dépasser les limites de la morale conventionnelle et (...) bourgeoise" me ravit franchement. D'autant que ce "certain raffinement cultivé" me plaît aussi. Mais c'est fait pour moi, le libertinage... Ou alors c'est l'inverse, et c'est bien aussi.
Ce raffinement, je l'ai ressenti au No Comment. La déco est baroque (oui, un peu kitch par certains aspects, et alors?), l'établissement chic, les participants "bien habillés", voire "beaux", comme j'ai pu le lire sur des sites ou des blogs. Parfois ces remarques étaient négatives sous le clavier de leurs auteurs. Je ne comprends pas pourquoi. Personnellement, un type au cheveu gras et en marcel ne m'excite pas. Mais alors pas du tout. Et pourquoi reprocher à ces gens de soigner leur apparence? En club, on séduit, donc on souhaite attirer; cela ne mérite-t-il pas un petit "effort"? Il ne s'agit pas de se déguiser, mais juste de faire preuve de respect vis-à-vis de soi et des autres, je pense.
Et d'ailleurs, le physique pur ne fait pas tout. Lors de notre dernière visite en club, le couple avec lequel nous avons partagé un (très) bon moment ne correspondait pas à mes idées premières en matière d'attirance. L'homme plus âgé que nous et ventru, la femme bien en chair. Elégants, cela dit, justement. Je ne crois pas que nous serions allés vers eux de nous-mêmes. Mais pourtant, quelle douceur de leur part, quelle attention à l'autre, quel plaisir partagé; cette femme à la peau si douce et aux gestes attentionnés avait un sourire magnifique et heureux et des yeux malicieux et intelligents. C'est un peu le hasard qui nous a placés côte à côte.
Mais il a bien fait les choses.
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mardi 7 avril 2009
Dialogue, dialogue
Le dialogue, déjà important dans n'importe quel couple, l'est plus encore pour un couple libertin. Nous avons beaucoup parlé avec Mlle Coquelicot avant de passer à l'acte, et nous en parlons encore beaucoup. Cela n'empêche pas les quiproquos ou les incertitudes quand aux attentes de l'autre.Par exemple, quand j'ai dit à Mlle Coquelicot que je trouvais dommage que nos soirées au No Comment soient si fatigantes, elle m'a aussitôt répondu, vaguement inquiète, en me réaffirmant qu'elle ne voulait pas que nous y allions trop souvent. Pensait-elle que je souhaitant y retourner dans la semaine ou dans le mois ? Ce n'était pas mon propos. Je me déplorais simplement d'être fatigué, sans arrière-pensées.
( En fait, je n'ai pas envie de retourner en club libertin dans l'immédiat. Et pas seulement pour une question de fatigue, de temps ou de finance. Deux choses me retiennent. D'une part, notre jeu d'approche avec un couple d'amis occupe suffisamment mes pensées libertines. D'autre part, je me demande si l'excitation procurée par le simple fait d'être dans un club libertin n'est pas susceptible de s'émousser rapidement, trop rapidement. S'habitue-t-on à voir des inconnus faire l'amour à côté de nous, ou cela reste-t-il un spectacle excitant même après des dizaines de soirées libertines ? )
Pour ma part, quand Mlle coquelicot m'a dit que l'on devait établir le planning de nos week-ends à venir avant de lancer des invitations, je me suis demandé quelles activités elle prévoyait pour ces week-ends ? Avait-elle des intentions coquines ? Nooon... ou si ?
Ce blog est aussi un moyen de communication entre nous. Hélas, Mlle Coquelicot n'a pas le temps d'y écrire comme elle le voudrait, alors qu'elle comptait donner son point de vue sur notre dernière soirée et répondre à mes billets. Bientôt peut-être ?
samedi 28 mars 2009
Reconnaître des échangistes ?
Comment reconnaître un couple libertin en dehors d'un club ? Je m'étais déjà intéressé à la question avant qu'elle ne me soit utile. L'idée de rencontrer un couple dans des circonstances ordinaires, c'est-à-dire hors d'un club dédié à ces rencontres, de comprendre que nous leur plaisons, de leur faire comprendre que c'est réciproque, et d'amener cette relation à une conclusion sortant des sentiers battus, cette idée, donc, a quelque chose de terriblement excitant.Pourquoi ? Eh bien, il y a d'abord le jeu de la séduction que l'on pratique à deux pour changer. Certes, cela peut sembler étrange de l'extérieur, mais c'est un fait que flirter de concert est un moment de grande complicité dans un couple. Nous n'en avons encore vécu que des balbutiements avec Mlle Coquelicot, mais j'en suis toujours sorti très amoureux. Et je précise : d'elle, pas de nos proies !
Il y a aussi le plaisir de l'incertitude. Chaque réaction de leur part est analysée : simple marque d'amitié ou de politesse, ou sous-entendu coquin ? Tomberont-ils dans nos filets, ou passeront-ils à travers sans même les voir ? Après une adolescence calme et quinze ans de relation stable, on se découvre une vie de personnage de soap opéra ou de roman Harlequin particulièrement osé.
Pour l'instant, tout cela, nous ne l'avions vécu qu'en club. En dehors du fait que l'on ne peut pas plaire à tout le monde, les couples ne sont pas tous échangistes, même dans ce lieu particulier. Beaucoup sont là seulement pour regarder et rester entre eux, sans contact avec d'autres personnes. Identifier l'orientation de chacun n'est pas facile. Cela ne se fait vraiment qu'en tentant le coup.
Oui, mais, depuis peu, nous nous posons le même genre de questions ... à propos d'un couple d'amis. Des amis récents, et coupés du reste de notre clique, donc "tenter le coup" n'est pas totalement inenvisageable, mais cela demande plus d'assurance sur leurs intentions que nous n'en avons pour l'instant. Nous avons eu plusieurs échanges sur le thème de la sexualité, toujours sur le mode de l'humour, qui nous font penser que ce sont des gens aussi dévergondés que nous. Ils ont ensuite évoqué le libertinage sur le même mode. C'était clairement une boutade, mais n'était-ce que cela ?
Nous n'osons pas leur poser la question directement, de peur de gâcher notre amitié. (Et aussi pour faire durer cette période de jeu qui est plaisante en soi, peut-être même plus qu'une éventuelle concrétisation.) Pour l'instant, nous nous contentons d'attendre qu'une autre conversation dérape sur le sujet pour en savoir plus. Tout cela s'étant déroulé par écran interposé, nous en apprendrons sûrement plus la prochaine fois que nous les verrons en personne.
Comment savoir s'ils sont libertins sans trop nous mouiller nous-mêmes ? Avez-vous une idée, chers lecteurs ? Auriez-vous déjà été confrontés à ce genre de situation ?
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jeudi 26 mars 2009
La peau dans la peau
Nos soirées en club libertin ont été l'occasion de découvrir des vérités lapalisséennes. Des choses que je savais, mais auxquelles je n'avais jamais été confronté. Comme, par exemple, le fait que toutes les femmes sont différentes, au point de vue de la morphologie générale, et du sexe en particulier. J'en étais convaincu, certes, mais cela m'a tout de même frappé (pour ainsi dire) différemment quand j'ai pu le constater de lingus.L'autre chose phénoménale bien qu'attendue, c'est que les femmes sont douces. Toutes. Enfin, les trois que j'ai eu la chance de caresser. Quatre même en comptant Mlle Coquelicot. Elles sont douces, donc, d'une douceur qui m'a confondu, et que je ne saurais décrire avec justesse. Plus que de la peau de bébé, tiens, c'est dire.
Quand je caresse Mlle Coquelicot en club, sa peau n'offre pas la même sensation qu'à la maison. Elle aussi devient extraordinairement douce... C'est étrange. Peut-être est-ce un effet délibéré travaillé par les patrons du club ? Une drogue dans les boissons ? Un parfum doux dans l'air ? Peut-être un adoucissant dans le savon, qui fait que tout ce que l'on touche à l'air plus doux, alors que ce sont en fait nos mains qui sont abrasées ?
Quoi qu'il en soit, j'essaye d'entretenir cette sensation. Mlle Coquelicot emporte toujours un peu de cette texture de qualité avec elle, sur elle. Je cherche les parties de son corps qui la conserve le mieux. Ses avant-bras, ses cuisses, ses pieds et son visage sont maintenant les destinataires favoris de mes caresses. Chaque contact me ramène dans ce palais de la volupté où les peaux sont comme des tissus exotiques.
dimanche 22 mars 2009
Fatalitas
Causes et conséquences sont parfois difficiles à discerner. J'étais assez nerveux depuis le début de la semaine, m'interrogeant sur la qualité de la soirée que nous allions vivre. J'avais l'estomac noué par intermittence. Pour autant, je ne voyais pas de raison à cette angoisse, mon état d'esprit étant celui que je décris dans le billet précédent. On ne se contrôle pas toujours soi-même, me disais-je. Cela passerait une fois sur place.En fait, à peine assis sur un confortable divan du No Comment, mon état n'a fait qu'empirer. En regardant les gens autour de moi, en les envisageant, j'étais pris de palpitations dans les bras, mon pouls s'accélérait, la tête me tournait. Je ne me sentais pas bien. Comment cette soirée que j'attendais depuis si longtemps pouvait me stresser à ce point ?
J'ai eu la réponse un peu plus tard. Je vous passerai les détails, mais j'étais en fait tout bêtement malade. Mon stress n'était pas une cause, mais une conséquence. Inversement, mon mal de ventre n'était pas une conséquence, mais une cause. Ouf. Mais aussi, damnation.
Nous sommes tout de même allés dans les alcôves. Mlle Coquelicot était chaude comme la braise, des couples faisaient l'amour tout autour de nous. Et moi, je ne pouvais penser qu'à mes efforts pour rester debout et entier...
Heureusement pour moi, Mlle Coquelicot est déterminée. Après quelques faux-départs par ci par là, elle finit par m'attirer sur le grand lit, et releva sa jupe pour que je glisse la tête entre ses jambes.
Je vous ai déjà dit qu'elle était un aimant à femmes ? A peine avais-je commencé à darder la langue qu'elle s'est retrouvée avec une coquine entre les bras. La suite fut délicieuse, en tout point ce que nous espérions vivre, bien loin de la brusquerie de nos rencontres précédentes. Je remercie ce couple pour sa douceur, sa prévenance et sa gentillesse.
Après nous être mélangés, ils sont repartis et Mlle Coquelicot et moi avons fait l'amour tous les deux, de façon débridée et merveilleusement bonne, en plein centre du grand lit. Nous sommes sortis des alcôves sonnés, moi par ma maladie et elle par la fatigue. Nous avons dansé un peu, puis après un dernier tour dans la partie obscure, nous sommes repartis. Si nous avions eu plus d'énergie, j'aurais pourtant bien tenté une deuxième rencontre... mais il ne faut pas avoir les yeux plus gros que le ventre (surtout quand il est malade !), sans compter que je préférais rester sur cette (très) bonne impression.
Nous sommes sortis bien plus satisfaits que lors de notre premier essai. Les doutes qui avaient suivis se sont envolés (même s'ils subsistent sous la forme de prudence). Il semble donc que le libertinage soit parti pour devenir une composante durable de notre relation. Chouette !
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vendredi 20 mars 2009
Surexcitation
La date de notre prochaine sortie libertine approchant à grands pas (ne le répétez pas, mais c'est demain !), mon excitation atteint des sommets enneigé. Des pensées coquines m'obnubilent depuis le début de la semaine. Cela m'a d'ailleurs perturbé dans mon travail. Etant un pigiste payé à la tâche, cela se ressent sur mon porte-monnaie. Rien de grave, mais heureusement que nous ne sortons pas trop fréquemment !Nous avons mis nos attentes à plat avec Mlle Coquelicot. Nous avons convenu que nous étions trop avides de conclure la première fois, et que cela avait eu un effet néfaste sur notre état et sur la qualité de notre rencontre. Nous retournons donc au No Comment apaisés, plus libres. Nous y allons d'abord pour sortir, pour nous amuser, pour danser... Nous ne tenons pas absolument à faire une rencontre. Si rien ne se présente, nous ferons l'amour entre nous, comme tous ses gens qui nous étonnaient la dernière fois sur le grand lit.
Pour autant, nous sommes également ouverts à une rencontre, si un couple plaisant nous aborde, ou s'il répond positivement à nos avances. Toutefois, je compte que les choses se passent plus doucement. Qu'elles commencent dans la partie discothèque déjà. Pourquoi pas que l'on discute un peu. Au moins, que l'on se fasse la cour mutuellement. Je ne sais pas si c'est possible, mais si cela ne l'est pas, tant pis ; nous préférons nous passer de rencontre que de ne pas y prendre de plaisir.
Il est aussi possible que d’échangistes décidés, nous devenions, au moins pour cette fois, des mélangistes prudents. Nous voulons faire passer la sensualité et le plaisir en premiers ; la pénétration n'est pas essentielle pour cela.
Signe que mon état d'esprit est très différent de la première fois, aucun des questions précédentes ne me taraude. Non, ce qui m'obnubile actuellement, c'est uniquement la tenue de Mlle Coquelicot. Elle attend de voir mon nouveau costume pour choisir ses vêtements (pin-up, vamp ou simple tenue de soirée ?). Je suis impatient de voir ça...
jeudi 12 mars 2009
Identité compte double ... ou plus ?
Comme nous l'avouons dès notre présentation, nous ne nous appelons pas vraiment Jules et Pénélope. Sans avoir honte de ce que nous faisons, nous n'avons pas envie pour autant de nous exposer que ce soit à des étrangers ici ou à nos amis dans la vraie vie. Si cela venait à se savoir, nous n'en ferions pas un drame, mais cela fait partie de notre vie privée. Après tout, nous ne parlons pas de ce que nous faisons au lit, pourquoi irions-nous dire que nous y sommes parfois plus de deux ?Bref, quand nous sommes allés au No Comment, la question s'est posée : allions-nous nous présenter sous nos vrais noms ou sous nos pseudonymes ? Comme nous pensions qu'il serait difficile de penser à employer les pseudonymes dans le feu de l'action, nous avons opté pour garder nos vrais prénoms. (En fait, comme nous n'avons quasiment pas parlé à d'autres convives de la soirée, nous aurions pu aussi bien opter pour Casimir et Marmelade.)
Maintenant que nous nous apprêtons à retourner en club, la question se pose de nouveau, avec une difficulté supplémentaire. Nous pourrions faire comme précédemment, mais ... et si nous avions l'envie de garder le contact avec un couple rencontré sur place ? Ce n'est, a priori, pas notre démarche, mais on se sait jamais. Il serait dommage de perdre de vue un couple avec qui nous aurions une grande affinité.
Je ne nous imagine pas donner nos véritables références, du moins dans un premier temps quand on ne connaît pas encore suffisamment les gens. Donc, pas nos vrais mails ou notre téléphone.
Mais est-il sage de donner les mails de Jules ou de Pénélope ? Avons-nous envie que nos partenaires d'un soir lisent ce blog et les commentaires que nous pourrions faire sur eux ? Ou qu'ils nous connaissent intimement à travers notre histoire ? Je ne sais pas.
Faut-il alors se préparer une troisième identité ? Un simple compte mail pourrait suffire. Mais n'est-ce pas beaucoup de subterfuge pour pas grand chose ?
Comment nos lecteurs-blogueurs dans la même situation abordent-ils cette question ? Avez-vous une triple identité ? une double ? ou une seule ?
vendredi 20 février 2009
Faisons le point
Alors bon, d'abord, nous avons franchi le pas. Lorsque je me souviens de mes premières réactions sur le libertinage, je me dis que c'est bien, j'ai su évoluer, et, mieux encore, en profiter. Je ne me suis pas lancée la mort dans l'âme, ni la peur au ventre.Rien que ça, c'est réjouissant, ne l'oublions pas.
Ensuite, nos rencontres au No Comment m'ont moyennement plu. Je l'ai déjà écrit, je ne reviendrai pas là-dessus, c'était un peu "bourrin". En revanche je conserve un bon souvenir de cette soirée: une nouvelle expérience, ensemble, main dans la main, la conscience de faire complètement confiance à Monsieur Chapeau en acceptant de sauter par-dessus mes dernières hésitations, un endroit qui m'a plu, des gens certes libertins, mais normaux (dans le sens de "comme nous", je crois)...
Le temps passant, j'ai eu envie d'y retourner. Nous en avons discuté, avec Monsieur Chapeau, et je crois que nos attentes sont plus claires, moins ambitieuses. Je veux juste profiter, passer un moment coquin et particulier avec l'homme que j'aime. Pour le reste, on verra bien.
Au travers de ces expériences, de ces discussions, j'ai acquis de la confiance en moi. Je me sens mieux dans ma peau, dans mon corps et dans ma tête. Mais je suis toujours moi. Cela ne m'a pas "changée" dans ce que je suis vraiment.
Cela n'a pas non plus changé notre couple. Nous faisons plus l'amour, avec plus de plaisir encore qu'avant. Mais nous nous aimons, de la même façon. Complètement.
Alors, pour ceux et surtout celles qui hésitent, un petit message: pourquoi pas? Essayez, vous n'êtes obligés à rien. Il existe des endroits, jolis, pas glauques, où le seul but des couples qui s'y rendent est de donner et de recevoir du plaisir. C'est simple, en fait, non?
Personnellement, je n'irais pas pour autant très régulièrement. C'est une cerise sur le beau gâteau qu'est notre histoire, à Monsieur Chapeau et à moi. Mais je suis gourmande. J'aime mieux avec cerise que sans.
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M. Chapeau et Mlle Coquelicot,
No Comment
mercredi 11 février 2009
Elles aiment la coquelicot
Aujourd'hui, j'ai une grande question existentielle : pourquoi se trouve-t-il que je me fais draguer par des femmes si facilement ces derniers temps?Ne vous méprenez pas: je n'ai aucun soucis avec l'homosexualité, masculine ou féminine. Simplement, je m'interroge. Je me souviens que jeune femme, les femmes m'attiraient davantage. Je me faisais déjà aborder régulièrement par des femmes. Ce qui ne m'a jamais gênée, mais je n'ai jamais non plus encouragé ces dames. J'ai longtemps tergiversé sur mon orientation.
Ces questions se sont envolées avec l'arrivée de Monsieur Chapeau, qui est vraiment trop craquant, que j'aime comme une dingue et qui est extraordinaire au lit. Je n'ai pas d'attirance pour les femmes que je croise, mais est-ce parce que je suis hétéro ou parce mon amour pour Monsieur Chapeau prend toute la place dans mon coeur ? (Et pas seulement dans mon coeur, d'ailleurs. Mais je m'égare.) Et si je ne suis pas plus attirée par les hommes que je croise, est-ce parce que je préfère les femmes ou par exclusivité amoureuse ?
Le sujet a pris une autre tournure depuis que nous sommes dans un "esprit libertin". J'ai l'impression de me faire draguer plus souvent, et surtout par des femmes. J'ai eu mon aventure, qui est venue sans que je la provoque. Une amie m'a dit : "si tu n'étais pas mariée, j'aurai juré que tu étais lesbienne." Une autre : "Alors comme ça, tu es mariée, mais tu aimes quand même les femmes ?" Alors je m'interroge: mon attitude est-elle équivoque? Est-ce que j'envoie des "signaux" sans m'en rendre compte ? Les lesbiennes voient-elles en moi un comportement ou une nature qui m'échappe à moi-même ?
En fait je n'ai pas envie d'être une allumeuse. D'où mon interrogation.
Bon bref, quelqu'un a-t-il une réponse à me fournir?
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M. Chapeau et Mlle Coquelicot,
Mlle Marche-Pied
dimanche 8 février 2009
Y retourner ou pas ? (2)
Après Mlle Coquelicot, à moi de répondre aux questions essentielles du libertinage : où, quand pour quoi faire ?Où ?
C'est vrai que la diminution du stress est le mot d'ordre de notre prochaine sortie. Donc, mieux vaut aller dans un lieu connu. Pour autant, je suis tenté par la soirée spéciale du 14 mars au Château des Lys. C'est une soirée masquée et typée Eyes Wide Shut, c'est-à-dire hommes mystérieux cachés sous des capes et femmes lascives et magnifiques. ( Nous n'avons pas vu ce film qui a pourtant marqué le milieu échangiste pour la beauté de sa scène d''orgie, visible en partie sur le blog de (Liber)tango. )
Cela dit, Mlle Coquelicot m'a dit préférer éviter les soirées à thème pour les premières fois, de peur de multiplier les raisons d'être mal à l'aise (entre le thème et l'affluence supposée). Elle a raison, évidemment. Nous aurons sans doute l'occasion de jouer au Carnaval plus tard.
Quand?
Moi aussi, j'aimerai pouvoir libertiner sur un coup de tête, quand l'envie nous en prend. C'est doublement impossible, à cause des enfants et de l'interdiction que nous nous faisons de sortir (horizontalement) dans notre propre région. Quoique, c'est plutôt doublement difficile qu'impossible. Il doit être possible de saisir certaines occasions. Sans compter que les rencontres privées, hors club, doivent être un peu plus simples à organiser dans l'urgence (même si la majorité finit sans doute en lapin ou sans assez d'affinité pour poursuivre au-delà d'un café). Mais je m'égare, ce n'est pas d'actualité, ni le sujet présent.
Notre première expérience ne m'encourage pas à devenir un libertin "régulier" comme dit Mlle Coquelicot, que ce soit au sens "fréquent" ou au sens "sur un rythme fixé". Par contre, j'ai envie d'essayer à nouveau, justement pour voir si la raison de notre déception est liée à la maladresse de la première fois ou à la nature même du libertinage par rapport à nos attentes. Je ne peux pas encore dire si j'aimerai sortir tous les deux mois ou tous les deux ans. Tout dépend de la qualité de nos futures sorties. Si on s'éclate, je n'ai pas de limite a priori, hors questions pratiques.
Pour quoi ?
Ayant consommé pas mal de mes fantasmes "pressants" la dernière fois (être dans un tel lieu, voir Mlle Coquelicot embrasser une femme, toucher une autre femme, etc), j'ai moins d'attentes pour cette deuxième sortie. Tout ce que je veux, c'est prendre du bon temps, avoir du plaisir éventuellement et faire plus si l'occasion se présente. Notamment, je serais moins réticent à faire l'amour seul avec Mlle Coquelicot si j'en ai envie, sans forcément me réserver en attendant des partenaires de jeu.
Si j'ai un fantasme qui me taraude encore un peu, c'est de voir Mlle Coquelicot faire l'amour avec une femme. J'espère donc qu'elle me laissera l'aider et l'encourager à prendre contact avec une partenaire, du moins si elle en croise une à son goût. Je n'ai aucune envie qu'elle se force pour me faire plaisir, puisque c'est précisément son plaisir et son envie à elle qui m'excite.
J'aimerai aussi toucher un homme, mais c'est plus compliqué qu'entre femmes. Je ne sais pas si j'oserai en club avec des inconnus dont je ne connais pas déjà l'orientation. En plus, Mlle Coquelicot n'est pas trop chaude pour que je vive cette aventure.
J'ai lu récemment que ce n'est pas le libertinage qui rapproche les couples, mais le dialogue nécessaire à ce libertinage (je paraphrase). Je trouve cela très juste. Notre expérience libertine en elle-même n'a pas eu un impact considérable sur notre vie. Par contre, nous avons énormément parlé, partagé nos doutes et nos envies, faits des projets. Tout cela a renforcé notre amour l'un pour l'autre.
J'ai un peu l'impression d'être revenu à nos premières années de ce point de vue. Non pas que l'intensité de nos sentiments ait baissé avec les années, mais ils se manifestent plus ardemment, avec une impétuosité que j'associe à la jeunesse. Ainsi, nos journées sont pleines de tendresse et de passion, de pensées amoureuses et de désir. Nous sommes également plus démonstratifs entre amis et en public, par des bisous, des câlins et des mots tendres (et parfois des blagues plus osées qu'à l'habitude !). Les mauvais côtés de ces années en moins. La maladresse des débuts, les doutes sur le futur, les situations précaires : tout cela n'est pas revenu, heureusement !
D'une certaine façon, nous vivons un âge d'or personnel... Merci à toi, Mlle Coquelicot !
Je t'aime.
samedi 7 février 2009
Y retourner ou pas ? (1)
Récemment, comme Monsieur Chapeau l'a écrit, nous avons discuté de re-libertiner.Où?
Ca, c'était facile. En fait nous aimons bien le No Comment, et connaître déjà l'endroit permet de diminuer le stress.
Quand?
J'ai cru au départ que Monsieur Chapeau voulait devenir "régulier" de ce genre d'expérience. Je n'en ai pas envie. Je préférerais ne pas avoir de cadence, d'habitude, y aller quand nous en avons envie. Bon, techniquement ce n'est pas possible simplement, mais on peut essayer de s'en rapprocher.
J'avais mal compris, en fait. Il faut que j'arrête d'interpréter et que j'écoute simplement. D'autant que Monsieur Chapeau est quelqu'un de remarquable et il est extraordinairement à mon écoute, même quand je ne dis rien. C'est beau, l'amour.
Dans un avenir proche, donc. D'accord.
Pour quoi?
Par rapport à moi, dans un premier temps. Je ne sais pas ce que j'attends. L'expérience de la dernière (et première) fois m'a un peu refroidie. Je me demande si je chercherai à aller aussi loin. Si ça se présente et que le courant passe, ok. Mais je serai plus exigeante: je veux de la sen-su-a-li-té. Pas juste du rentre-dedans (oh, la classe, l'expression!)
Par rapport à Monsieur Chapeau: nous en reparlerons, j'imagine. Je n'ai aucun souci de jalousie (c'est surprenant, d'ailleurs). Je veux juste qu'il en profite, qu'il soit heureux de ces moments.
Je suis heureuse de cette nouvelle dimension dans notre vie. C'est un grand bouleversement pour moi, pour des raisons plus ou moins compliquées. Mais surtout c'est une réussite. Nous sommes encore plus proches qu'avant. J'ai tout le temps envie de Monsieur Chapeau, et nos ébats sont magnifiques et baroques. Je me sens encore plus proche de lui, dans mon âme. Nous étions déjà assez fusionnels, nous le sommes encore plus.
J'ai pris confiance en moi, aussi. Je me sens plus attirante, plus sûre de moi.
Ca va plutôt bien, donc.
Il faudrait juste que de temps en temps nous résistions à nos pulsions, histoire de dormir un peu...
( Mais non, Monsieur Chapeau, je plaisante... )
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No Comment
mardi 3 février 2009
Bilan de janvier 2009
Chaque nouvelle année ou presque, je me dis qu'il serait amusant de compter nos ébats, pour voir notre score réel sur l'année. Chaque année ou presque, quelques jours passent, je ne note rien et il est rapidement trop tard. Et je me dis que, de toute façon, cette idée est un peu saugrenue, voire pas très maligne.Cette année, sur bien des points, est différente. Sachant que nous allions libertiner, j'étais plus motivé pour prendre des notes dans mon calepin. En voici le résultat.
Nous avons fait l'amour 16 fois en janvier. La première fois juste après le réveillon de l'an, pour fêter la nouvelle année. (Techniquement, c'était le 1 janvier ; on peut aussi voir ça comme la nuit du 31, ce qui nous descendrait à 15.) Une fois au No Comment (entre nous ; je ne compte pas notre mélange avec Charlotine et Ernestin, ou quels que soient leurs noms, puisque nous ne nous sommes pas présentés). Une fois au milieu de la nuit, comme je l'ai déjà raconté. Je ne vais pas vous imposer la litanie du reste, mais chacun de nos ébats fut aussi agréable que mémorable.
Nous avons aussi joué avec nos cadeaux de l'an : des menottes, des chevillotes (des menottes pour chevilles quoi), un drap de vinyle, un nouveau michet en forme de dague, un collier et une laisse. Mlle Coquelicot savait que j'avais fait une commande chez Démonia, mais ignorait son contenu. Voilà le message que je lui avais laissé le matin :
Ce soir, nous jouons à monsieur et sa poupée. Dès les enfants couchés, tu deviens ma poupée. Prends un bain, rase-toi, maquille-toi, mets des sous-vêtements coquins (pas de culotte), des escarpins et un manteau long. Descends me voir.
La poupée doit suivre certaines règles. Elle baisse les yeux en ma présence. Elle ne parle que pour me répondre. Elle m'appelle monsieur. Elle est docile, ne prend pas d'initiative, mais suit les consignes avec enthousiasme. Elle accepte tout sans discuter, sous peine d'être punie.
Si à un moment, tu veux arrêter le jeu, dit juste "Madagascar".
J'avais prévu de l'attacher aux quatre coins du lit, de la caresser partout, de la frapper doucement avec nos jouets et de la faire jouir plusieurs fois, sans qu'elle puisse m'en empêcher (ce qu'elle fait d'habitude en me demandant de la prendre).
Bon, c'était une première expérience, et elle s'est plus ou moins bien déroulée. Mlle Coquelicot était tendue, l'inquiétude de ne pas savoir ce qui allait arriver (et comment elle allait réagir) prenant le pas sur le plaisir de ne pas savoir ce qui allait arriver. De mon côté, j'étais aussi assez nerveux. Bref, les rôles de monsieur et de la poupée n'ont pas été tenus de façon très rigoureuse. Nous avons plutôt été M. Chapeau et Mlle Coquelicot dans leurs rôles naturels.
Le meilleur achat est sans doute la dague, dont les deux extrémités ont eu l'air de donner beaucoup de plaisir à Mlle Coquelicot. Pas au point de la faire jouir, mais je la sentais à la limite. Voir les muscles de ses cuisses et de son ventre tressaillir à chaque aller-retour était très satisfaisant. J'ai hâte de la réutiliser sur elle ou qu'elle s'en serve sur moi.
Notre plus longue période d'abstinence a été de 8 jours, pour cause de maladies enchaînées. La plus courte d'une nuit.
J'hésite à poursuivre mes notes en février. Mlle Coquelicot, qu'en penses-tu ?
lundi 2 février 2009
La question de la fréquence
Lors de nos négociations libidineuses, une interrogation revient souvent chez Mlle Coquelicot : "mais on ne fera pas ça trop souvent, hein ?". Elle s'inquiète que notre sexualité actuelle se trouve bouleversée par la pratique nouvelle que je lui propose (que ce soit les films pornos, la sodomie ou le libertinage). En fait, le fond de son inquiétude est sans doute ailleurs.Mlle Coquelicot n'a qu'un défaut, le manque de confiance en soi. Sur le plan sexuel par exemple, elle a peur de ne pas me satisfaire. Elle se dit que je lui cache mes véritables envies, que je suis en fait insatisfait de nos rapports et d'elle.
Evidemment, c'est faux. Enfin, évidemment pour moi qui suis dans ma tête, ça ne fait jamais de mal de le lui rappeler (Mlle Coquelicot, tu es boooonne !). Si je lui propose de nouvelles choses, ce n'est pas que je suis insatisfait, mais au contraire, qu'étant satisfait et heureux en ménage avec elle, j'ai envie d'aller de l'avant, d'essayer de nouvelles choses, bref de m'amuser.
Car, ce qui est vrai, c'est que j'ai un potentiel fort développé pour les envies et les fantasmes. Et ce développement paraît ne pas connaître de limites, ce qui embête Mlle Coquelicot. Elle aimerait savoir jusqu'où je compte remplir le tonneau, quand elle pourra s'asseoir et souffler en se disant que cette fois, il est enfin plein et que je ne lui sortirai pas une nouvelle pratique de sous mon chapeau éponyme.
Ce à quoi je lui réponds invariablement que j'attendrai encore un peu avant de lui demander de faire l'amour avec un poney mort.
Mais, plus sérieusement, nous touchons là à une différence essentielle entre nos libidos. Ou, du moins, à la façon dont nous vivons nos libidos. La mienne est en perpétuelle expansion. Quand à Mlle Coquelicot ... eh bien, en fait, c'est pareil, mais avec deux pas de retard sur moi. Car sa libido à elle aussi est en perpétuelle expansion. Oh oui. Elle est bien obligée, la pauvre.
Sauf que ... je crois bien que ça lui plaît pas mal au final. La plupart de nos expérimentations se sont bien déroulées, elles n'ont pas monopolisé notre champ érotique : elles l'ont enrichi. Et je ne suis pas le seul à proposer une sodomie ou un porno. Ces envies font partie de son lexique de boudoir.
Peut-être est-ce cela en fait qui l'effraie ? Se découvrir elle-même, avoir à faire de la place dans sa tête pour de nouvelles pensées, de nouvelles envies. Je ne sais pas.
Bref, tout ça pour dire que cette question s'est posée aussi lors de nos discussions sur le libertinage. Elle voulait s'assurer que nous ne ferions pas ça trop souvent. J'ai donc répondu que je ne comptais pas y aller plus d'une ou deux fois par an, ce qui correspond grosso modo à la fréquence de nos autres activités coquines exotiques.
Ce que je n'avais pas prévu, c'est que notre activité jambe-en-l'airesque a connu un véritable boom depuis fin 2008 (peut-être est-ce inversement proportionnel à l'état de la finance mondiale ?) En terme de sexe, nous avons épuisé en janvier l'équivalent de plusieurs mois de 1999 ou 2002 (années choisies au hasard total). L'envie de refaire "ça" revient donc aussi plus vite que prévu.
Honnêtement, je savais bien que j'avais toutes les chances de vouloir regoûter au libertinage avant elle. Je m'attendais à attendre, comme j'ai parfois attendu pour le reste. Sachant que cela viendrait naturellement à l'occasion. Mais il y a maintenant dans notre couple une autre nouveauté capitale, c'est la totale franchise que nous avons l'un pour l'autre. Alors que j'hésitais auparavant à demander à Mlle Coquelicot ce qui me faisait envie, de peur de la vexer, ou pire de justifier ces craintes, je peux aujourd'hui (et notamment grâce à ce blog), lui dire que oui, j'aimerai beaucoup aller en club plus souvent que ce que je pensais.
Oh, pas beaucoup plus. De toute façon, nos finances ne nous le permettent pas (garde des enfants + 150k de voiture + hôtel + club + WE de shopping à Paris + 150k de voiture + cadeau pour se faire pardonner des enfants = beaucoup). Sans compter la fatigue. Mais un peu plus qu'une ou deux fois par an, ce serait chouette. Surtout pendant cette période de découverte.
Bien sûr, la franchise n'a de sens que si elle s'accompagne de compréhension de ma part. Si Mlle Coquelicot ne veut pas retourner en club bientôt ou trop souvent ou même du tout, je comprendrais. Si si. Je ne suis pas devenu un monomaniaque des baises plurielles. Il lui suffit de me le dire et nous en discuterons.
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